La KIPRUN MT Cushion 2 se présente comme une chaussure polyvalente, pensée pour le trail et la randonnée, avec une semelle 100 % Kalensole pour un amorti “coussin”, une empeigne robuste en MATRYX® et une accroche soignée. Testée sur de nombreuses sorties trail, et même en randonnée pendant notre Tour du Beaufortain, voici mon retour complet sur les KIPRUN MT Cushion 2 après plusieurs mois d’usage !
Chaussures trail KIPRUN MT Cushion 2 – Test & avis (2026)

- Drop : 4mm
- Ultra confortable
- Poids : 255g (en 39)
- Accroche : crampons de 5mm
Amorti & confort d’accueil
L’un des arguments les plus forts de la KIPRUN MT Cushion 2 est son amorti moelleux. En effet, grâce à la mousse Kalensole, l’amorti est vraiment amélioré par rapport à la version précédente. Sur le terrain, on ressent bien ce moelleux sur les cailloux, les racines et les descentes : les appuis sont adoucis et la voute du pied est bien protégée.
La semelle interne, combinée aux mousses de la chaussure, crée une sensation de « cocon » : le pied est bien enveloppé sans être contraint. La répartition des pressions est homogène, ce qui évite les zones de gêne sur les longues sorties trail. De son côté, le renfort du col talon offre un bon meilleur maintien du pied, évitant les glissements ou les frottements au tendon d’Achille.
De plus, la poche sur la languette pour ranger les lacets est une idée simple mais appréciable (comme sur les Salomon) : les lacets restent bien rangés, ne pendent pas et ne s’accrochent pas dans la végétation.


En revanche, j’ai noté que la respirabilité laisse à désirer quand le temps est chaud : l’empeigne MATRYX® est robuste mais un peu moins ventilée que d’autres modèles plus “filet” !
Accroche & adhérence
La traction des chaussures trail KIPRUN MT Cushion 2 est assurée par des crampons de 5 mm bien dimensionnés et espacés juste ce qu’il faut pour éviter que la boue ne s’accumule trop par temps de pluie. Sur terrain sec, les crampons mordent efficacement le sol alors que sur terrain humide le caoutchouc de la semelle gomme bien les aspérités et offre une bonne adhérence. Je n’ai pas constaté de perte d’adhérence notable, même sur des chemins bien glissants par temps de pluie !
Le faible drop de 4 mm isole bien le pied des aspérités du sol et permet de gagner un peu de stabilité si vous avez l’habitude des drops assez faibles.


Résistance & matériaux
L’empeigne est réalisée en MATRYX®, un textile technique tissé en Ardèche, qui combine fils de polyester haute ténacité enduits PU et fibres d’aramide. Le résultat : une grande résistance à l’abrasion, une bonne tenue dans le temps et une légèreté préservée. Après plusieurs centaines de km d’utilisation des chaussures trail KIPRUN MT Cushion 2 (dont un tour du Beaufortain en randonnée !), je n’ai pas observé d’usure marquée, de déchirure ou de frottement excessif.
Légèreté & relance
Avec 282 g annoncés, cette chaussure figure dans la catégorie légère pour une trail avec autant d’amorti. Cette légèreté est un atout sur les sorties longues : les jambes fatiguent moins vite, l’énergie est mieux rendue.
La relance est facilitée par la mousse Kalensole : les transitions sont fluides, sans effet “pataud” que l’on redoute parfois sur des chaussures trop amortissantes. Globalement, l’équilibre entre confort et dynamisme est bon j’ai trouvé.


Avantages et inconvénients
- Très bon amorti
- Accroche fiable tous terrains
- Empeigne résistante
- Ultra légère
- Rapport qualité-prix
- Moins respirante par temps chaud
- Crampons trop agressifs pour terrain mixte
En conclusion
La MT Cushion 2 est une chaussure trail polyvalente et solide, taillée pour les longues sorties et les terrains exigeants. Elle allie un amorti moelleux à une accroche fiable, tout en conservant une légèreté appréciable. Elle peut manquer un peu de ventilation en été, mais compense avec sa robustesse et son confort.
Acheter les chaussures trail KIPRUN MT Cushion 2

- Drop : 4mm
- Ultra confortable
- Poids : 255g (en 39)
- Accroche : crampons de 5mm
Mon avis après 500+ km
Plus de 500 km cumulés sur cette paire, incluant le Tour du Beaufortain (130 km de randonnée sur 6 jours avec sac chargé), des trails de 20-40 km par temps variable, et des entraînements en semaine. Verdict : polyvalence exceptionnelle. Peu de chaussures couvrent aussi bien un spectre aussi large (trail technique + rando chargée + entraînement quotidien). Durabilité : la semelle Kalensole accroche toujours aussi bien après 500 km, l’empeigne MATRYX n’a qu’une légère marque d’usure.
Amorti « coussin » : pour ou contre ?
La philosophie amorti « coussin » avec la semelle 100% Kalensole est un vrai atout en ultra ou longue randonnée — elle absorbe vraiment les vibrations terrain. En revanche, pour les traileurs qui recherchent du retour d’énergie ou une sensation précise du sol (foulée avant-pied), ce sera trop « enveloppé ». C’est vraiment une chaussure pour ceux qui priorisent le confort longue distance sur la performance pure.
Semelle et accroche Kalensole
Kalensole est la semelle propriétaire Kiprun. Sur le terrain : accroche excellente sur sec et boue légère (crampons 4 mm adaptés), moins convaincante sur roche humide où un Vibram Megagrip aurait l’avantage, durabilité remarquable. Positionnement mid-range qui fait mieux que des chaussures 30 € de plus dans certaines marques premium.
Questions fréquentes
Crampons de 5 mm : trop agressifs pour courir sur route ou chemin dur ?
Oui, c'est le revers de la médaille. Les crampons de 5 mm sont taillés pour le terrain technique et la boue légère — sur bitume ou chemin très compact, ils accrochent de façon inconfortable et s'usent plus vite. Pour un usage mixte trail/route, mieux vaut réserver cette paire aux sorties tout-terrain et prévoir une chaussure plus polyvalente pour les transitions sur dur.
Plutôt MT Cushion 2 ou une chaussure à semelle Vibram pour la roche humide ?
Sur roche humide spécifiquement, la semelle Kalensole est moins convaincante qu'un Vibram Megagrip — c'est une limite réelle à connaître avant d'acheter. Pour des itinéraires à dominante rocheuse et humide (dalles, vires mouillées), une semelle Vibram garde l'avantage. En revanche, sur sec et boue légère, la Kalensole tient très bien la comparaison, y compris face à des modèles 30 € plus chers.
Convient-elle à une randonnée chargée de plusieurs jours ?
Tout à fait — c'est même l'un de ses points forts. Le Tour du Beaufortain (130 km sur 6 jours avec sac chargé) confirme que l'amorti Kalensole absorbe bien les vibrations sur la durée et que l'empeigne MATRYX résiste sans usure marquée. Pour ce type de sortie, l'enveloppement du pied et la répartition homogène des pressions réduisent les zones de gêne sur les longues étapes.
Et si je cours principalement en foulée avant-pied — cette chaussure me convient ?
Pas vraiment. La philosophie "coussin" de la Kalensole privilégie le confort longue distance sur la sensation précise du sol et le retour d'énergie. Pour un traileur qui court en appui avant-pied et cherche du dynamisme ou un ressenti terrain précis, l'amorti sera trop enveloppant. À privilégier si vous courez en foulée médio-pied ou talon sur des sorties longues où le confort prime sur la performance pure.
La respirabilité est-elle vraiment problématique ou juste un détail mineur ?
C'est un vrai point de vigilance en été. L'empeigne MATRYX est robuste mais moins ventilée que les modèles à construction "filet" — par temps chaud, la chaleur s'accumule dans la chaussure. En conditions fraîches ou tempérées, ça ne pose aucun problème. Si vous courez principalement en été ou par forte chaleur, il vaut mieux en tenir compte avant de choisir ce modèle.
